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Des familles comme les autres

OUEST FRANCEL’Association des Familles Adoptives d’Enfants nés à Madagascar (AFAENAM) a fait parvenir à Ouest France un droit de réponse faisant suite à un article paru dans le quotidien du 04 février 2013. L’auteur, le docteur Gorans, confondant abandon et adoption, se basant sur des chiffres dénués de toute étude sérieuse tient des propos allant à l’encontre de toute l’histoire de l’adoption en tant que mesure de protection de l’enfant.

L’article s’inscrit dans un climat actuel profondément négatif à l’égard de l’adoption. Il est regrettable que certains médias relaient trop facilement les paroles de pseudo-experts dont les argumentations ne sont pas ou peu vérifiées.

Lire et télécharger le droit de réponse de l’AFAENAM à la suite de l’article.

 

DROIT DE REPONSE

 

La lecture de l'entretien du Docteur Gorans publié le 4 février dans votre quotidien (Ouest France) nous a profondément choqués

Nous souhaiterions savoir d'où provient le facteur de risque (10 à 20) cité par Docteur Gorans. S'agit-il d'une estimation personnelle ou d'une étude dont nous aurions plaisir à avoir les références ?

Par ailleurs, il est parlé de "la blessure de l'adoption".

Si l'abandon peut générer des fragilités et souffrances, nous sommes interloqués quand Docteur Gorans nous dit que l’adoption est une blessure. Docteur Gorans aurait-il trouvé une meilleure solution qu’une famille pour un enfant qui en serait définitivement privé ? Docteur Gorans serait-il donc prêt à nier le droit élémentaire d’un enfant à grandir dans une famille ?

Dans la bouche d'un professionnel au contact fréquent d’enfants adoptés et de familles adoptives, cette formulation nous semble inquiétante et ressemble fort à un lapsus (adoption à la place d’abandon).

Quand à la rupture avec sa culture d'origine, de quel déracinement parle-t-on quand justement les racines n’ont pas été construites faute de repères parentaux ?

Il nous semble également pour le moins regrettable qu'il annonce que le lien construit dans la filiation adoptive est plus fragile que le lien avec les parents de naissance. Cette affirmation repose-t-elle sur une étude extensive ou son ressenti dans les consultations de familles adoptives "qui vont mal" ?

L’adoption a permis à de nombreux enfants de grandir dans une famille, de s’y épanouir, d’y faire leur crise d’adolescence comme les autres (et pourquoi eux aussi ne pourraient-ils pas aussi s’opposer à leurs parents ???), d’être inscrits dans l’arbre généalogique de leur famille, d’y avoir les mêmes droits et les mêmes devoirs que les autres. Rappelons que ce sont des milliers d’enfants qui ont été adoptés en France depuis des dizaines d’années. Ils n’ont pas remplis les hôpitaux psychiatriques !!!

En tant qu'association de parents adoptifs, nous avons toujours à cœur d'expliquer aux familles les singularités de la parentalité adoptive Nous partageons donc la volonté de ne pas enfermer les familles dans une bulle qui ignorerait les difficultés. Toutefois, nous affirmons qu’une famille adoptive est une famille comme les autres.

Ces parents prennent soin de leur(s) enfant(s), ils les éduquent, ils leurs prodiguent un amour inaliénable, ils connaissent des doutes, des difficultés, ils s’adaptent, trouvent des solutions, ou se font aider pour en trouver … Somme toute, ils font comme tous les autres parents pour vivre dans une famille comme les autres.

 A Nantes, le 11 février 2013

 

AFAENAM - Association des Familles Adoptives d’Enfants Nés A Madagascar - www.afaenam.org


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