Invitation au CA du 25 novembre 2017

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Les candidats à la présidentielle et l’adoption internationale

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Elections présidentielles - lettre aux candidats

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Médecins du Monde abandonne l’adoption

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Les chiffres de l’adoption internationale en 2016

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RDC Chaîne humaine MAI MAEE

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Les familles entendues sur le projet GIPED - AFA

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Accompagnement post adoption

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AFA - GIPED Le regroupement est ajourné

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Une réforme de l’Agence Française de l’Adoption dangereuse et inadaptée

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Rencontre avec Carmen Maria Véga

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Réforme AFA-GIPED, revue de presse

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logo masf 2011 pour webLe MASF dénonce les décisions du gouvernement français qui vont réduire de façon radicale le nombre d'enfants trouvant une famille d'adoption en France.

En effet, le gouvernement est en train de mettre en place différents accords ou dispositifs (accord bilatéral avec la Russie, reprise très précautionneuse des adoptions en Haïti, accord en vue d’un passage obligé par les opérateurs en République Démocratique du Congo, etc..) qui auront pour conséquence de faire disparaître les adoptions par démarches individuelles. Celles-ci  représentaient 40% des adoptions par des Français à l’international en 2009 (aucun chiffre actuellement disponible pour 2010).


Pour justifier ces décisions le Service de l’Adoption Internationale (SAI) met en avant le fait que la convention de La Haye interdirait ce type de démarche. Certes, elle souhaite en réduire l’utilisation mais sait très bien que certains pays ne signeront pas cet accord.
Dès lors, seul un a priori idéologique peut justifier la hâte mise par l’Autorité Centrale à cette suppression. Les arguments avancés indiquent que le passage par un organisme agréé permet une adoption de meilleure qualité que par une démarche individuelle. L’expérience qu’ont les membres des APPO qui constituent le MASF montre que nos associations sont tout autant que les OAA en capacité de mettre en place un accompagnement, une information et un soutien de qualité. La littérature scientifique a de son côté suffisamment montré que les risques d’échecs de l’adoption sont plus importants en Amérique du Nord qu’en Europe, alors que le passage par une voie accompagnée y est la règle. Ceci concerne également le Québec souvent cité comme modèle par nos décideurs.  Quant aux risques sur l’adoptabilité de l’enfant dans son pays d’origine, ils sont malheureusement les mêmes quelle que soit la voie utilisée. Enfin, la prétendue adoption moins chère par un OAA que par démarche individuelle est un leurre, comme le montre une étude de Chantal Collard qui indiquait en 2005 une somme de 11 000 dollars canadiens pour adopter en Haïti par une agence, contre seulement 6000 dollars sans agence.

Ces dernières années, près de 1200 enfants ont trouvé une famille en France grâce à la démarche individuelle, dont près de 300 d’origine russe, près de 500 en provenance d’Haïti et 400 d’une trentaine d’autres pays.
Dans de nombreux pays des enfants délaissés continuent de vivre en orphelinat, en attente d'une famille. L'adoption locale n'arrive pas à les prendre en charge, leur seul espoir repose sur l’adoption internationale.

En l'état actuel du nombre d'adoptions réalisées par les OAA et par l'AFA, la mise en place des accords et dispositifs divers en préparation ne pourront qu’aboutir à une baisse très sensible (la moitié, deux-tiers ou même trois-quarts ?) de l'adoption internationale française. Cela ne se verra que d’ici un an ou dix-huit mois mais c’est inéluctable.

Le MASF ne critique pas les discussions bilatérales en cours et soutient la nécessité d'offrir un accompagnement de qualité aux parents adoptants, mais insiste sur l'absence d’ambitions et de projets constructifs permettant la montée en puissance des opérateurs de l’adoption (AFA et OAA) avec l’objectif de maintenir le nombre des adoptions réalisées ces dernières années.


Le MASF pointe chaque fois qu’il le peut le déficit de structures efficaces en France. Déficit qui ne permet pas une application réaliste à court terme des nouvelles dispositions prévues.
Déjà en 2008 le rapport Colombani dressait le bilan des carences de notre organisation en matière d’adoption internationale. Il faisait alors un certain nombre de propositions comme le renforcement et la professionnalisation des OAA, passant par un soutien financier accru et une mutualisation de leurs moyens. Près de trois ans après la remise de ce rapport, le constat est malheureusement toujours le même.
Malgré ces interventions répétées, le gouvernement n’a qu’une réponse en forme d’échappatoire : il ne recherche pas la quantité mais seulement des adoptions de qualité.

Le MASF demande une nouvelle fois que tous les modes d'adoption soient maintenus, le temps que les opérateurs actuels de l’adoption augmentent leurs implantations, que de nouveaux opérateurs soient lancés avec les moyens requis et que tous prouvent leur efficacité sur la durée.

18 décembre 2010

 

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