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jean-vincent plac« Aussi dans l’Essonne, où notre Coréen national, Jean-Vincent Placé, va avoir chaud aux plumes ! ».          

Ces propos ont été tenus sur la chaîne de télévision nationale « Public Sénat » par M. Alain Marleix, député du Cantal.

Ils visaient M. Placé, vice-président de la région Ile-de-France.

M. Placé, qui a aujourd’hui 43 ans, est né en Corée et a été adopté par une famille française à l’âge de 7 ans.

Il a été naturalisé français deux ans plus tard, selon les procédures d’adoption en vigueur à cette époque.

Rappel à la loi

L’article 20 du Code Civil précise que dans le cadre d’une adoption plénière (la majorité des adoptions réalisées), l’enfant adopté est français si au moins un de ses parents adoptifs est français. De surcroît, il est réputé être français depuis sa naissance, signe que le législateur a voulu aller plus loin dans l’intégration des enfants dans leur famille et dans notre pays d’accueil.

Dans le cadre d’une adoption simple, les parents adoptifs doivent effectuer une déclaration auprès du Tribunal d’Instance pour que l’enfant acquière la nationalité française (C. civ., art. 21 et 21-12, al. 1).

Le maintien ou la perte de sa nationalité initiale par l’enfant dépend de son État d’origine (il aura donc une double nationalité si son État d’origine ne lui fait pas perdre la sienne).

Dès lors la filiation adoptive est une filiation à part entière qui ne saurait être minorée ou remise en question sur le plan juridique.

Comme le soulignait M. Placé dans une de ses interventions, les enfants adoptés ont souvent le désir d’être plus français que d’autres. On peut penser qu’il y a là un lien avec les premiers mois suivant l’arrivée des enfants dans leur famille, pendant lesquels on assiste à une volonté très forte d’intégration notamment par l’apprentissage de la langue. Ce désir prendra ensuite d’autres formes plus ou moins marquées.

 

Image de l’adoption internationale

Pour autant, il ne s’agit pas de nier l’existence du pays d’origine. Même si là aussi il y a des différences entre les enfants, la question des origines se pose à un moment ou à un autre, de même que le lien avec le pays de naissance effective. Les adoptés et leurs familles y voient souvent une richesse : richesse de la diversité, de l’ouverture au monde, d’une culture différente et complémentaire. Autrefois cachée, l’adoption est devenue plus affirmée, parfois revendiquée par les familles comme un symbole de générosité et d’accueil, dans la tradition française.

Depuis quelques années, nous assistons à un renversement de cette tradition d’accueil, mais également de l’image de l’adoption internationale. L’adoption est souvent montrée sous des jours peu reluisants, de trafics d’enfants, d’intermédiaires douteux, de problèmes d’intégration ou de développement. Certains médias, quelques professionnels de la santé en manque de tribune ne manquent pas de souligner les dérives, voire les échecs de l’adoption, contrairement aux conclusions de toutes les études publiées dans la littérature scientifique. Ne le nions pas, c’est une réalité dans certains cas, mais pour autant ils sont très loin d’être représentatifs. Bien entendu nous sommes disposés à rencontrer M. Marleix ainsi que toute personne souhaitant s’informer sur la réalité du terrain des adoptés et des familles adoptives.

 

Garant de l’image de l’adoption internationale et de l’intérêt des enfants adoptés ainsi que de leurs familles, le MASF se joint à tous ceux qui, adoptés, associations d’adoptés, associations de parents adoptifs, ont été blessés par les propos de M. Marleix et apporte tout son soutien à M. Jean-Vincent Placé.

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