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L’adoption ? On a des à priori positifs !

Jean-Victor-Vincent-EdinJean-Victor et Vincent Edin participaient le 17 juin 2013 au colloque « Sur un air de famille » organisé par l'association Lilit. Le témoignage de leur parcours de frères, l'un adopté, l'autre bio a été particulièrement remarqué.

Il montre combien l'adoption est une véritable solution pour le devenir des enfants privés de famille.Ce qui était un des objectifs de la 2ème journée de l'adoption.

Libération a par ailleurs publié deux papiers intéressants signés par Anne-Claire Genthialon sur les frères Edin et le colloque. Vous les trouverez en lien à la suite de notre article.

Ils sont indifférents aux différences. Jean-Victor a été adopté à 2 mois dans un orphelinat de Bogotá en Colombie.Vincent, benjamin, est un enfant « bio » né quatre ans plus tard.

Leurs parents ont toujours voulu des enfants biologiques et des enfants adoptés. « Pour eux, l'adoption consiste à donner une famille à un enfant qui n'en a pas », précise Jean-Victor.

Jean-Victor, s'est intéressé au travail de "Leaders de paix" (association aidée par l'APAEC). Il est retourné en Colombie à 18 ans, a retrouvé l'orphelinat où il a été adopté, mais n'a pas éprouvé le besoin de rencontrer ses géniteurs. De voir la misère en Colombie a clarifié ses idées, il a eu l'impression d'avoir été sauvé. «Etre adopté, c'est une chance incroyable parce que tu sais que tu as été très désiré. La gestation est juste un peu plus longue», s'enthousiasme Jean-Victor.

Il y a les différences mais surtout les ressemblances. «Notre socle commun est plus riche qu'une différence de pigment», affirme Vincent. La notion de famille et de greffe est très présente dans les paroles des deux frères : «On a été éduqués dans cette pluri-culturalité, dans l'idée de famille élargie et que l'on est riche de nos différences». «L'adoption, c'est comme une bouture qui va donner une nouvelle fleur, un nouveau fruit et enrichira la sève de votre arbre.»

Et quand Jean-Victor et Vincent se parlent, leurs yeux rigolent, leur complicité est évidente. D'ailleurs ils envisagent tous les deux d'adopter. « Disons qu'on a des à priori positifs », glisse en souriant Vincent.


Lire notre article sur la 2ème journée de l'adoption


Lire l'article de Libération sur le parcours de Jean-Victor et Vincent Edin

Lire l'article de Libération sur le colloque


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