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Adoption : idées reçues et faux discours

VRAI OU FAUXPar ses questionnements de l'enfance et de la famille, l'adoption interroge la société dans son ensemble. Pour autant chacun peut-il s'autoriser à donner ses réponses sans connaître un sujet aussi complexe ? C'est ainsi que les idées reçues et les faux discours ne manquent pas et sont relayés dans les journaux, livres, télévisions, sites internet et autres réseaux sociaux. Souvent sans vérification ni contradiction.

Principales victimes de ces discours : les familles adoptives bien-sûr au premier rang desquelles les enfants adoptés qui se voient renvoyer une image d'eux-mêmes parfois choquante.

Face à ce qu'il faut bien appeler de la désinformation, nous veillerons à réagir et à rétablir les faits et la vérité quand cela sera nécessaire.

Idée reçue N°1 : La Convention de La Haye interdit l'adoption individuelle

Dans un article publié le 18 février 2013, le journal Le Monde écrit :

"De plus en plus de capitales ont en effet ratifié la convention de La Haye de 1993, qui incite les pays d'origine des enfants à ne les confier qu'en dernier recours à l'adoption internationale. Le texte interdit aussi l'adoption dite individuelle, c'est-à-dire lorsque les parents adoptants contactent directement les autorités du pays. Avec la Convention, le recours à un organisme autorisé pour l'adoption est obligatoire "

http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/02/18/le-nombre-d-enfants-adoptes-a-l-etranger-baisse-regulierement_1834684_3224.html


FAUXIl suffit pourtant de lire la Convention n°33 portant sur la coopération en matière de protection de l'enfance et d'adoption internationale pour s'asssurer qu'aucun article n'impose le passage par un organisme autorisé. La seule obligation est que toute correspondance entre les familles en attente d'un enfant et les autorités du pays d'origine des enfants passe par les autorités centrales des deux pays.

Si une telle assertion était vraie, alors la France aurait été dans l'illégalité entre 1999, date de la ratification de la Convention de La Haye, et 2006, date de la création de l'agence française de l'adoption, qui impose à toute famille souhaitant adopter à l'étranger (dans un pays ayant lui même ratifié) de passer par elle.

Hélas cette contre vérité, à base idéologique, est très répandue, y compris dans les séances de formation des professionnels de l'adoption, ce qui en fait une proposition reprise comme allant de soi, sans jamais qu'elle ne soit vérifiée. La raison d'une telle prise de position est double :

  • il y a le postulat que les démarches encadrées par un organisme autorisé procurent une meilleure préparation des familles pour réussir l'adoption d'un enfant qui a déjà une histoire

  • les démarches individuelles sont sources de « dérapage ».


Ces deux points sont très contestables. D'une part les associations de parents adoptifs réalisent elles aussi un accompagnement de qualité. D'autre part les organismes autorisés n'ont pas le monopole de la préparation adéquate et procurent des préparations variables, plus ou moins satisfaisantes d'un organisme à l'autre.

Par ailleurs, les meilleurs garants de l'éthique sont les parents eux-mêmes, qui vivent au quotidien avec leur enfant et sont en devoir de les regarder dans les yeux quand il les questionne sur les conditions de leur adoption.

La littérature scientifique, lorsqu'elle traite des trafics d'enfants sous couvert d'adoption internationale, met systématiquement en cause des organismes dès que les « volumes » d'enfants sont importants.


Consulter le texte de la Convention de La Haye


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