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Penser l'adoption

Penser AdoptionBruno Perreau

L’adoption est considérée aujourd’hui en France comme un risque social car elle met en question la biologisation de la famille et de l’identité nationale.

L’auteur critique cette crainte et démonte les rouages de ce qu’il appelle une gouvernance pastorale de l’enfance.

Ce livre soutient que la crainte des trafics est l’expression d’une peur de l’adoption elle-même.

Il s'ouvre par une réflexion sur les origines : "Nous naissons, pour ainsi dire, provisoirement quelque part et c'est peu à peu que nous composons - en nous - le lieu de notre origine pour y naître - après coup - et chaque jour plus définitivement." (1)

Le scandale suscité en 2007 par la mise en cause de membres de L’Arche de Zoé dans une affaire de trafic d’enfants au Tchad a exacerbé la méfiance vis-à-vis des procédures d’adoption. Cette méfiance traduit une crainte plus diffuse à l’égard de l’adoption elle-même. En créant une filiation sans lien biologique entre parent(s) et enfant(s), l’adoption déconstruit les présupposés moraux à partir desquels il est possible de « faire famille » aujourd’hui.


Quel est le modèle de citoyenneté promu par l’État lorsqu’un enfant obtient la nationalité française par adoption ? Comment les travailleurs sociaux et les juges se représentent-ils les rôles parentaux ? Quelle place accordent-ils à l’acte procréatif, au genre et à la sexualité ? Quelle autorité les institutions tirent-elles de leurs interventions auprès des familles ? En éclairant ces enjeux, c’est la fabrique des futurs citoyens – les « enfants de la patrie » – qui se trouve interrogée.


Ce livre soutient que la crainte des trafics est l’expression d’une peur de l’adoption elle-même. Parce qu’elle crée une filiation en l’absence de liens biologiques entre parent/s et enfant/s, l’adoption déstabilise de nombreux présupposés moraux à partir desquels il est possible de « faire famille » aujourd’hui. En mettant en lumière ces présupposés, c’est aussi la fabrique des futurs citoyens –les “enfants de la patrie”, qui se trouve interrogée.


(1) Rainer Maria Rilke "Lettre à Franz Xaver Kappus - 23 avril 1923


Nos autres articles sur Bruno Perreau :

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- Repenser l'adoption

- Le choix d'adopter



Détails sur le livre "Penser l'adoption" :

  • 220 pages
  • 19.00 €
  • ISBN : 978-2-13-057993-9
  • N° d'édition : 1
  • Date de parution : 01/02/2012

Sous-discipline : Philosophie générale

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